Grosse commission sur la balance
Une jeune femme blonde d’une vingtaine d’années, mince et aux cheveux longs, est accroupie sur un sol carrelé, vêtue d’une chemise bleue et d’un pantalon noir. Pieds nus, elle tend les mains vers un tas de matière brune posé sur une balance numérique, enveloppé dans du plastique transparent. La caméra s’attarde sur des gros plans de la substance — texture, couleur, consistance — avant de la filmer en train de la toucher directement, ses doigts s’enfonçant dedans comme pour tester la matière. Elle ne dit rien, se concentrant sur l’étalement, paumes à plat, l’étalant sur la surface avec des mouvements lents et délibérés. L’éclairage est cru, typique d’un intérieur, à la fois clinique et sale. Les plans alternent entre des angles larges montrant sa posture et des gros plans extrêmes où l’on distingue chaque trace. Rien de sexuel au sens traditionnel, pas de nudité ni de gémissements, mais la vidéo est filmée comme un clip fétichiste axé sur le désordre, l’acte et le poids de la chose. La balance affiche la charge comme si c’était crucial. Le film plastique se tend sur les bords. Ses ongles sont courts et propres, et elle utilise ses deux mains comme si elle avait l’habitude de ce genre de travail. Les dernières images la montrent à genoux, entourée de matière, comme si cela avait une signification particulière.